Derrière les sourires

clown

Derrière les sourires

J’ai récemment appris une énième mauvaise nouvelle. Une mauvaise nouvelle conséquence directe de la Polyarthrite. Un ixième effet secondaire tendance effet-kiss-cool, de celui qui ne te laisse pas l’haleine fraiche, non, mais qui te coupe le souffle, plutôt.

Et j’ai souri, j’ai dessiné un rictus aussi forcé que sincère, un sourire en parade au ras-le bol, aux sanglots, aux questionnements, et à la tristesse. Sourire comme si je ne savais pas que mon temps sur terre était encore plus compté, que les jours, non pas les années mais les jours à venir, seront de plus en plus difficiles, que je suis advitam eternam dépendante d’autrui alors que je bouillonne de liberté, sourire alors que la moitié de ma vie a été passée à combattre moults virus et autres infections, que mon quotidien est parsemé de séjours en hôpitaux, centres de réadaptations, centres de soins, etc… enfin sourire comme pour défier ce destin et me dire que si je suis encore là, c’est qu’il y a de bonnes raisons.

smile

Derrière les sourires, il y a aussi beaucoup de frustrations et de douleurs, comme lorsque je ne peux tenir ni fourchette, ni stylo, ou que je ne peux me gratter le cou, ni me coiffer, ajuster mon soutien-gorge, ou tout naturellement réaliser les gestes d’hygiène basiques aux toilettes! Ah oui, tout un poème, je sais :-)

Derrière les sourires, il y a le poids du coeur alourdi de ne pouvoir ramasser un objet tombé à terre, de n’être capable de porter le cartable de ma fille, de ne pouvoir tenir plus de 7mns debout d’affilée, et de toujours faire comme si tout cela après tout, n’était pas un problème car il y a plus grave, hein, pas vrai… il y a plus grave.

Derrière les sourires il y a encore beaucoup de choses assez moches, inquiétantes et angoissantes, mais il y a aussi…. beaucoup d’endurance, une lubie démesurée de mordre cette vie que je trouve aussi salope que sublime, une sorte de toquade qui me pousse à me surpasser et à faire reculer les barrières de ce que mon corps et mon mental semblent permettre, d’apprendre, de relever les défis, de donner, aider, partager, laisser une empreinte sur terre, et de ne pas laisser la tristesse du passé ou la crainte de l’avenir me voler le bonheur du présent.

Demain je vais faire de l’handi-voile pour la première fois, j’appréhende mais je m’en fous. Je vous raconterai tout ça!

Derrière les sourires, Carpe Diem, no regrets…. ! :-)

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